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Ne pas comprendre suppose qu'elle veuille comprendre


Mise à jour 2022-05-02 par Mathilde Ohm
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Idée : Mathilde constate que ne pas comprendre suppose qu’elle veuille comprendre

Quand je suis en face d’un problème, un exercice de math et même en cours, en classe, la solution ou la compréhension ne sont pas toujours au rendez-vous. Et je me demande quelle est ma responsabilité dans ce travail.  Puis-je  résoudre un problème parce que « je le veux »,  est-ce que ma volonté  seule, me permet de comprendre ? En d’autres termes, quand un passage me semble obscur, suis-je entravée dans mon accès aux mathématiques par des éléments que je ne contrôle pas, ou dois-je me faire des reproches   ?
Mon désir de comprendre, ne ressemble pas à un désir de manger un gâteau. Ce n’est pas  aussi simple que dans ce dicton : « vouloir c’est pouvoir ». Pourtant, je pressens  que ce n’est pas le hasard qui organise ma réflexion et que je dois être capable de recenser des chemins et des méthodes  de résolution.

 

Il serait utile de trouver de nouveaux repères ; le (premier) sentiment d’incompréhension est largement partagé, même si on le garde pour soi.

Et tant mieux, pourvu que cela entraîne, et c’est le plus souvent le cas, un souhait, un désir ou une volonté de comprendre, c’est-à-dire une nécessité d’interprétation. (Se) dire son incompréhension c’est aussi (se) dire son désir de comprendre. Et, parce qu’il y a interprétation là où il n’y a pas de compréhension immédiate du sens, nous tous, être humains aspirons à comprendre, à sortir des entraves à percevoir le sens.

Et nous disposons aussi de la capacité à différer notre réponse. Avoir le projet de comprendre, c’est d’abord de prélever les éléments utiles : As-t-on bien lu ? Est-ce qu’aucun passage est passé sous silence ?

 

Pour mémoire, Alain Connes, médaille Field, explique bien cette succession d’étapes :
— prendre connaissance du sujet — faire un tour pour imaginer une solution —
revenir et lire la réponse — réaliser quel est le point important.
Parce que, malgré notre désir de tout comprendre, d’être, pour ainsi dire,
partout chez soi en pays de connaissance, il est impossible de tout comprendre,
surtout de tout comprendre simultanément. Il nous faut en comprendre juste assez,
comme on dit « C’est bon, ça y est j’ai compris. » pour abréger les explications fournies
et devenues superflues puisqu’on a saisi l’essentiel.

 

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